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De nouveau les réformateurs macronophiles menacent de frapper : les classes sont fermées au profit ... d'établissements privés ! Mais cette année encore le ministère et le rectorat vont devoir affronter un "front uni" rassemblant les parents, les enseignants, les élus et les écoliers du 14ème ...

 
Nuit des écoles par telequatorze

Le point de vue complémentaire, d'un actif militant et parent d'élècé de la FCPE (et du quartier) qui réagit à ce reportage :

à 9min 20 on entend le député dire que l'école Maurice-Ripoche a une tradition de mobilisation!
Si c'est comme ça qu'on est perçu-e-s depuis l'extérieur, c'est signe qu'on a marqué les esprits l'an dernier (un peu court pur une "tradition" mais bon...) et ça ne peut que nous servir pour le futur. On l'a encore prouvé cette année en réagissant rapidement et largement à chaque sujet problématique (non-remplacements, difficultés dans une classe de maternelle..) et, effectivement, avec succès. Signe que quand on sait se faire entendre, on est peut-être plus écoutés, voire respectés.

Sinon, trois choses cocasses :
- sur l'élémentaire Arago, ce que la Maire ne dit pas c'est qu'il a bien fallu qu'elle accorde le permis de construire de cette école privée. Et ce qu'elle ne dit pas non plus c'est que dans l'un des journaux municipaux du début d'année, cette école privée se payait une page entière de pub! Au même moment, les parents de l'école Arago participaient, avec la FCPE Paris et l'ensemble des syndicats enseignants, à la première mobilisation contre les 87 fermetures de classes prévues cette année sur Paris.
- sur l'objectif de 25 élèves par classe : quand les locaux scolaires sont trop petit, quand on manque de salles pour faire cohabiter correctement le scolaire et le périscolaire, voire quand on manque de salle de classe pour ouvrir une classe supplémentaire à l'occasion d'un accroissement de population, on se retrouve soit à autoriser des dérogations pour aller dans l'école d'à côté, soit on favorise la fuite vers le privé. Et quand on dit à Mme la Maire qu'il manque entre deux et trois écoles sur le 14e rien que pour satisfaire cet objectif de 25 enfants par classe, elle fait la sourde oreille. Car elle ne veut pas construire de nouvelles écoles. Ceci sans parler des écoles à plus de 350 enfants qui sont de véritables usines (comme l'école Maurice-d'Ocagne à plus de 500 enfants) dans lesquelles les parents ont du mal à s'investir vu la taille imposante et le nombre conséquent de personnes intervenant sur une école. Quand on a déjà des difficultés d'insertion dans le système complexe de l'Education nationale, une école de la taille d'un collège n'incite pas à prendre sur soi pour en mieux comprendre le fonctionnement.
- enfin, la dernière est pour M. le Député qui "vante" l'action du gouvernement en faveur des Réseaux éducation prioritaire (Rep) en ignorant ou feignant d'ignorer que dans le secteur Rep du 14e, le Rectorat, et donc le ministère, n'a pas mis les moyens pour avoir moins de 25 enfants par classes (là c'est une donnée ministérielle, pas un vœu de la maire ou des parents d'élèves ou des enseigant-e-s qui revendiquent 20 élèves max par classe) d'une part mais aussi n'a pas réussi à nommer un prof dans le cadre du dispositif "plus de maîtres que de classes" dont les Rep sont bénéficiaires. M. le Député aurait-il osé tenir le même discours dans l'une des écoles Rep de l'arrondissement?

JPaul Armangau, CL Asseline-Ripoche

Naturellement Carine Petit et Pascal Cherki sont invités à répondre et donner leur point de vue sur ces points précis, s'ils le souhaitent.

Tag(s) : #écoles, #social, #éducation