Bientôt le printemps

GUERRE DES FEUX : NOUVELLE PÉRIPÉTIE (juridico-médiatique)

Nos fidèles lecteurs et la population du quartier Pernety-Plaisance se souviennent du précédent épisode (bouffon) de cette "guerre des feux"ou s'affrontaient jusqu'ici  la Maire du 14ème arrondissement  Carine Petit et la population du quartier, massivement hostile voire indignée par son "couvre-feu" décrété dans le plus parfaite arbitraire et par les mesures de voirie et de circulation absurdes et dangereuses appliquées depuis plus d'un an par ses agents (voir : "le couvre-feu" ). Ces mêmes lecteurs fidèles se souviennent aussi que la dernière péripétie en date était déjà relatée dans le cadre de cette même rubrique d'information locale, où nous l'annoncions comme suit :

Lundi, arrivant (en velo) à la librairie , par la rue R. Losserand, j'ai la "divine surprise" de constater que les feux tricolores sont en train d'être remis en service, et je croise à ce moment là Celine Carez, journaliste au parisien libéré, et lui fait observer, à son grand désappointement, que les feux ont été rallumés. Je lui suggère (goguenard) d'en parler dans le parigot.
Manifestement elle n'a pas tardé à aller s'informer "à la source" de ce fait "divers" qui contredisait la doxa municipale (soutenue jusqu'ici par sa relation des événements dans le parigot).
Ainsi, il y a peu Carine Petit diffusait dans toutes les boîtes aux lettres du quartier l'information que le succès triomphal de son expérimentation ( qui dure encore alors qu'elle était annoncée pour 6 mois... il y a 14 mois ) permettait d'y mettre fin et d'éradiquer les feux tricolores qui l'insupportaient tant.

Patatras : Hidalgo ( qui pourtant l'avait "envoyée au charbon" )
l'a trahie !

Suivait notre commentaire sur cet article : http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-la-guerre-des-feuxrouges-monte-d-un-cran-04-02-2019-8004228.php que nous reproduisions "in extenso" sur le site Tropiques où il était explicitement référé et attribué à son auteure Celine Carez et à la publication qui le diffuse : "Le Parisien libéré", que nous félicitions en ces termes de ce "changement de ligne éditoriale" :

On est assez amusé d'entendre Florentin Letissier et Sylvie Lekin se plaindre du manque de "concertation" de la part de leurs collègues qu'ils ont "chauffés" (laissez-nous rire !) à l'Hôtel de Ville... Alors que ces derniers n'ont fait qu'appliquer scrupuleusement les méthodes de "démocratie participative" de Carine Petit .
Rappelons en effet que Carine Petit avait donné le La, dès le début de cette guerre picrocholine contre les handicapés, les non-voyants, les enfants et les piétons, en expliquant sa décision arbitraire (et inepte) de supprimer ces feux "sans demander aux habitants par ce qu'elle savait que si elle demandait ... leur réponse serait NON"

Nous pensions ainsi promouvoir ce beau travail de Celine Carez tout en la complimentant pour la rigueur et la pertinence, tardive mais non moins appréciable, de son enquête "de quartier".

Mais voici que nous recevons ce jour
ce courrier de mise en demeure du parisien libéré :

 

LIBRAIRIE TROPIQUES
A l'attention de Monsieur Dominique Mazuet
63 Rue Raymond Losserand
75014 PARIS

Paris, le 27 février 2019
Par lettre recommandée avec accusé de réception n o 2C 131 546 9505 3 et par lettre simple

Objet : Reprise de contenu sans autorisation


Monsieur le directeur,
Dans le cadre de la surveillance de nos droits de propriété intellectuelle, nous avons constaté sur le site http://www.librairie-tropiques.fr/demandez-le-programme.html dont vous êtes l'éditeur, la reprise, sans avoir préalablement obtenu notre accord, d'un article du journal Le Parisien, disponible à l'adresse suivante : http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-la-guerre-des-feuxrouges-monte-d-un-cran-04-02-2019-8004228.php .
Cette reprise sans notre accord préalable est constitutive du délit de contrefaçon au sens des articles L.335-3 et L.122-4 du Code de la propriété intellectuelle.
Dans ces conditions, vous voudrez bien considérer la présente comme valant mise en demeure de (i) prendre toutes les dispositions nécessaires, dans un délai de 5 jours à compter de la réception du présent courrier, afin que la reprise de l'article litigieux soit supprimé de votre site internet et (ii) de nous justifier de l'exécution effective de ces mesures ainsi que des modifications opérées à l'adresse email suivante : directioniuridique@leparisien.fr.
A défaut, nous transmettrons le dossier à notre conseil habituel afin qu'il défende nos intérêts par toutes voies de droit appropriées dans les plus brefs délais.

Nous vous prions de croire, Monsieur le directeur, en l'assurance de nos salutations distinguées.

 

Naturellement nous avons immédiatement obtempéré à cette injonction, et d'autant plus volontiers que dans cette "affaire dans l'affaire" notre bienveillance est totale à l'égard de cette publication, comme à l'égard de son éminente chroniqueuse du quartier , de même que nos sincères encouragements à poursuivre sur cette nouvelle ligne "critique" et scrupuleuse à l'égard des gesticulations des élus et des notables locaux (qui jusqu'ici n'étaient guère dénoncés dans les colonnes du Parisien).

Ayant été l'instigateur de cette enquête, conduite illico et avec brio par Celine Carez, c'est donc sans me faire prier davantage, et sans attendre le courrier recommandé annoncé, que je m'empresse donc de rassurer
- et l'auteure de l'article ( qui avait dument été avertie de ce ce relai totalement bénévole et spontané de son beau travail d'investigation)
- et ses services juridiques qui peuvent d'ores et déjà constater la pureté de nos intentions et leur caractère parfaitement désintéressé.

Si cela ne nous exonère nullement des conséquences de notre désinvolture à l'égard des usages formels en la matière. Du moins sommes nous , je l'espère pardonnés...

C'est pourquoi nous profitons de l'occasion pour inviter Celine Carez et son journal à compléter l'information de leurs lecteurs en leur communicant les informations et documents qui suivent :

Fin d'année :
Manifestation et revendication de quartier

En dépit de la mobilisation du quartier ( 1 600  riverains, soit les deux tiers de la population concernée, ont signé la pétition exigeant le rétablissement des feux tricolores ) , des handicapés,  non-voyants, association de piétons... Mme Carine Petit, sur instruction d'Anne Hidalgo, maintient son "expérimentation", mais la retreint au "quartier pilote" ... qui la refuse catégoriquement.

Le conseil de Paris émet le voeu que "Dans l'attente de solutions qui pourront émerger avec les personnes déficientes" [...] "cette expérimentation ne soit pas généralisée"

Ce voeu est donc parfaitement absurde puisqu'il consiste, de la part de la Mairie de Paris à s’engager, en Conseil de Paris, à ne pas étendre l’expérimentation de la suppression des feux dans d’autres arrondissements . Ce qui est une prise de conscience tardive de sa bévue mais en soi une bonne nouvelle pour les autres quartiers de Paris, mais..."en même temps"...  la mairie ne veut pas suspendre cette expérience calamiteuse  dans le 14eme !!??

Si l'administration qui a promu cette "expérimentation" absurde est "en recherche de solutions" c'est tout simplement qu'elle a elle-même créé le problème... sans solution... et sans la moindre concertation préalable, tout en ayant parfaitement conscience qu'elle le faisait contre l'avis de ses administrés.

Le quartier Pernety, jadis quartier modèle pour la prise en charge des handicapés dans l'espace public devient donc le laboratoire des mauvaises idées... Il est désormais volontaire, bien malgré lui, mais néanmoins désigné d'office par l'Hôtel de Ville et la Maire du 14ème...

Pourtant, le 20 décembre, les handicapés, mal-voyants et piétons se sont à nouveau proposés d'alimenter cette réflexion, avec une revendication aussi simple qu'économique et constructive :

 
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